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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 09:32

En 1988, trois laboratoires ont étudié un échantillon du linceul de Turin avec la méthode du carbone 14. Ces laboratoires, l’un en Suisse, l’autre en Grande-Bretagne et le dernier en Arkansas aux Etats-Unis, ont présenté un tir pas trop précis mais indiquant sans conteste des dates du Moyen âge, entre 1260 et 1390, ce qui correspond par ailleurs à la présence de ce linceul au village de Lirey en 1357. Dès lors, auprès de la communauté scientifique, dans les médias et dans l’opinion publique - y compris chrétienne - la cause était entendue : c’était un faux de l’époque des reliques fabriquées pour la foule naïve des pèlerins.


Mais quelle hâte ! quel soulagement pour certains ! Je me souviens d’un brave dominicain proclamant que seule la foi comptait (mais qu’en sait-il donc ce bavard !) et que, Dieu merci, l’homme n’avait aucun support matériel pour croire – pas même cette pièce d’étoffe puisque c’était un faux. Belle envolée ! Or, pour une fois qu’on a un document archéologique sous la main, ne vaut-il pas mieux l’étudier sérieusement et sereinement ?


D’autant plus que cette datation, non contestable, s’inscrivait en totale contradiction avec l’analyse du linceul et des traces s’y trouvant : un tissu en lin, tissé comme ce qui se faisait à l’époque de Jésus en Palestine, contenant d’ailleurs du pollen de cette région, marqué de sang et de sérum (en auréole des tâches sang et invisible à l’œil nu), ayant contenu un corps de crucifié et, mieux, qui a subit la passion selon les évangiles (coups de flagellations, couronne d’épine, coup de lance afin de vérifier le décès avant le commencement du sabbat, non lavement du corps avec des parfums). Les traces relevaient d’une oxydation du tissu, sans aucun pigment de peinture, et ne pouvait donc pas être un faux de la part d’un artiste peintre.


Contradiction aussi avec les données des historiens, le linceul, plié, ayant été vu, de sources bien établies, à Edesse et à Constantinople et ayant été reproduit par les peintres des icônes orthodoxes et par un artiste hongrois dans une enluminure du codex De Pray daté de 1192-1195 (voir notre article « Lorsque les historiens défendent le Suaire de Turin ») http://etudes.unitariennes.over-blog.com/article-35638522.html )


Au lieu de crier au faux et de jouer aux perroquets, il fallait donc résoudre cette contradiction. De toute façon, croire à un faux du Moyen âge n’était pas du tout fiable car il aurait fallu alors expliquer comment un artiste de cette époque aurait pu s’y prendre ... sans utiliser de pigments !


L’énigme a enfin été trouvée grâce à des tisserands et dûment vérifiée par des chercheurs. Il s'avère que l’échantillon a été pris à l’angle en bas et à gauche du linceul afin d'abîmer le moins possible. Or cette partie a été re-tissée, sans doute pour rétablir le rectangle de la pièce qui avait été quelque peu échancré pour faire des reliques. Il n’y a pas eu simple ajout d’une pièce pour boucher l'espace manq
 uant, mais re-tissage à partir d’un effilochage des fils des bords échancrés, ceci avec des fils de coton torsadés avec ceux du lin du linceul afin que la jointure ne soit pas visible. Mieux, les fils de coton ont été teints en ocre afin de s’assimiler à l’oxydation du lin du linceul. Ce ravaudage a été effectivement fait au Moyen âge (à Constantinople ou à Lirey ?). Mieux, les dates différentes qui ont été obtenues des analyses au carbone 14 (quand même 130 ans pour une date peu éloignée !) correspondent tout simplement à la présence plus ou moins abondante des fils de lin d’origine.


Il faudrait donc refaire une datation au carbone 14, mais cette fois-ci à partir d’un échantillon plus central. Une piste : le linceul a été nettoyé des parties carbonisées qui restaient encore visibles et qui datent de l’incendie de Chambéry en 1532 ; ors ces parties enlevées ont été pieusement conservée : l’Eglise catholique acceptera-t-elle de s’en dessaisir pour une seconde analyse au carbone 14 ?


Source : émission sur ARTE le samedi 3 avril 2010 à 20h 40 « Le Suaire de Turin : la nouvelle enquête » (film de 47mn réalisé en 2008 au Royaume Uni par Michael Epstein)

 

maison_de_tiisserand_aignay_le_duc.jpgmaison d’un tisserand à Aignay-le-duc (Côte d’Or) (lien)

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Published by Jean-Claude Barbier - dans le linceul de Turin
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Boyer 26/04/2015 16:57

PREUVE DE LA DATATION SATANIQUE DU LINCEUL DE TURIN AU C14

Le Linceul a été daté au C14 en 1988, dans la fourchette allant de 1260 à 1390.

L’écart entre les deux dates donne 130, soit 10 fois 13.

La somme de ces deux dates donne 2650, soit un autre 13 (2+6+5+0).

Le chiffre 1390 commence par un autre 13.

La somme de ses éléments donne un autre 13 (1+3+9+0).

1898, l’année de la première photo par Secondo Pia, qui a déclenché les études scientifiques et l’année 1988, celle de la déclaration de faux, ont les mêmes éléments et donnent chacune 26, soit quatre fois 13.

La relique a été déclarée fausse le 13 (octobre 1988), par le cardinal Ballestrero.

Nous avons donc un total de 18 ( !!!) fois 13 !

Le verset 18 du chapitre 13 de l’Apocalypse cite le chiffre 666, celui du chiffre de la bête, alias l’Antéchrist.

1260 est le nombre de jours du règne de l’Antéchrist (livre de Daniel 7.25, 12.7 et Apocalypse 11.2, 11.3, 12.6, 12.14, 13.5).

Apocalypse 12.6 donne le chiffre 1260, soit 12.6 x 100.

Notons que l’année 1390 est l’année où le Linceul a été remis en circulation sur ordre de l’antipape Clément VII.

La somme des racines numérologiques de 1260 et 1390 donne 22 (1+2+6+0+1+3+9+0).

Cela montre que Satan en personne s’est attaqué à l’authenticité du Linceul, puisque le chapitre 13 de l’Apocalypse, qui compte 22 chapitres, concerne l’Antéchrist, dont le chiffre (666) est donné dans le verset 18 (ce chiffre étant lui-même le total de 6,6,6).

…………………………………….

En complément de cette démonstration, notons aussi que le 13 octobre 1988 est le 71° anniversaire de la dernière apparition de Fatima (13 mai à 13 octobre 1917, soit sur une période de 153 jours).

Or Fatima c’est 71 ans après les apparitions de la Salette (1846), toutes deux annonçant les châtiments de la fin des temps.

Le miroir du chiffre 71 est 17 (cf. 1917), lequel est une base du chiffre 153 (17x9). Le total des chiffres 1 à 17 donne 153 (1+2+…+17). Le total des éléments de 153 donne 9, soit 333, le chiffre de la Trinité.

Les nombres premiers de 2 à 17 au carré donne 666 (2²+3²+5²+7²+11²+13²+17²) et le total des permutations de 153 donne 1998, soit 666x3 (153+135+315+351+513+531).

Dernier point 153 a les mêmes éléments que 13/5, le premier jour des apparitions de Fatima.

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